A l’instar des professions libérales, les commerçants et les artisans doivent gérer un budget personnel et un budget professionnel. Les problèmes liés à l’activité peuvent entraîner un déséquilibre financier qui affectera les deux types de budget et mettra en péril la vie privée comme la vie professionnelle. Une vulnérabilité que le rachat de crédits permet de corriger.

L’organisme spécialisé va dissocier les dettes professionnelles des dettes personnelles.

Tous les crédits en cours contractés à titre privé sont regroupés dans un financement dédié :

  • crédit immobilier
  • crédits à la consommation
  • découvert bancaire
  • autres dettes personnelles

Même chose pour les dettes professionnelles qui peuvent être réunies dans un seul et même crédit :

  • prêts professionnels
  • dettes sociales et fiscales
  • découvert bancaire
  • impôts

Important : la Banque de France considère l’endettement global d’un TNS (travailleur non salarié) à l’aune de ses dettes professionnelles, puisqu’elles conditionnent sa solvabilité.
Pour cette raison, les TNS n’ont pas accès aux procédures de surendettement, réservées uniquement aux particuliers pour des dettes non-professionnelles. Les dettes d’un TNS, même personnelles, relèvent des procédures collectives commerciales.

Le rachat des crédits contractés à titre privé permet l’étalement de la dette dans le temps par le fait de l’allégement de la mensualité. De la même manière, le regroupement des dettes professionnelles rassemble toutes les dettes liées à l’activité en une seule ligne de crédit.

Dans un cas comme dans l’autre, le taux d’endettement sera ramené à un seuil adapté au budget respectif. Si la situation le permet, une trésorerie peut être intégrée à l’opération de rachat pour financer un nouvel investissement ou un nouveau projet privé. Le rachat de crédits professionnel exige la mise en place d’une garantie hypothécaire.

Le regroupement des dettes personnelles nécessite lui aussi une prise d’hypothèque s’il intègre un crédit immobilier.